3 septembre 2026
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Les États-Unis ont un intérêt majeur à ce que cette cour rejette tout argument selon lequel l’entraînement de LLM sur des textes protégés violerait le droit d’auteur. C’est, en substance, l’information clé à retenir du mémoire déposé auprès du tribunal fédéral de Manhattan par le département américain de la Justice (DOJ) dans le cadre du litige opposant OpenAI et Microsoft au New York Times.
Pour rappel, le média poursuit depuis fin 2023 les deux géants du numérique pour violation du droit d’auteur. De son côté, le gouvernement estime que l’utilisation de textes protégés pour l’entrainement des modèles de langage relève du « fair use », sans violation du droit d’auteur. L’inverse reviendrait même à subventionner « les vieux groupe de média traditionnels ».
Ni OpenAI ni Microsoft n’ont réagi jusqu’ici à la déclaration du gouvernement.
Au-delà du volet juridique, l’administration met en avant des impératifs de souveraineté technologique, arguant qu’imposer de lourdes restrictions à l’apprentissage des modèles menacerait la compétitivité et la sécurité nationale des États-Unis face à ses rivaux internationaux. Le quotidien new-yorkais et les syndicats d’auteurs dénoncent pour leur part une atteinte majeure à la rémunération des créateurs et à la pérennité du journalisme.
Pour aller plus loin :
Comment les entreprises d’IA pillent la presse (et les excuses qu’elles avancent pour se justifier)
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