14 octobre 2026
Temps de lecture : 3 min
Yann Damongeot, directeur des solutions publicitaires YouTube et Programmatique, sur la scène du YouTube Festival
Regarder un test produit, suivre les conseils d’un créateur, puis acheter depuis la vidéo : YouTube veut raccourcir le chemin entre la découverte et l’achat. Au YouTube Festival 2026, la plateforme a annoncé l’arrivée en France de son programme d’affiliation YouTube Shopping. Une nouvelle façon de monétiser le pouvoir de prescription des créateurs, qui vient compléter son offre publicitaire.
Déjà déployé à l’international auprès de plus de 1,3 million de créateurs, le programme a vu le volume des ventes générées dans le monde multiplié par 13 en deux ans. Pour les marques, l’enjeu est de convertir l’intérêt suscité par une vidéo avant que le spectateur ne poursuive son parcours ailleurs.
YouTube avance plusieurs chiffres pour défendre cette promesse. Selon les données présentées par la plateforme, 68 % des internautes français déclarent y découvrir régulièrement de nouveaux produits et 98 % disent faire davantage confiance aux recommandations des créateurs YouTube qu’à celles des influenceurs d’autres réseaux sociaux.
Le shopping s’inscrit dans un discours plus large adressé aux annonceurs : YouTube entend faire valoir autant la nature de l’attention que la taille de son audience. La plateforme revendique plus de 43 millions d’utilisateurs mensuels en France, avec un temps de visionnage moyen de 55 minutes par jour et par adulte.
Pour Yann Damongeot, directeur des solutions publicitaires YouTube et Programmatique, ces usages brouillent les catégories habituelles du marché média :
« Nous n’entrons plus dans les cases habituelles et nous assumons pleinement d’être une norme singulière. Pour les directeurs marketing confrontés à la dispersion des audiences, notre message est clair : capturer du temps d’antenne ne sert à rien si ce temps n’a aucune valeur. Sur YouTube, les utilisateurs font un choix délibéré et qualifié, qu’il s’agisse de suivre un créateur ou de rechercher l’essai d’un produit. »
L’argument est celui d’une attention volontaire, portée par un intérêt pour le contenu. YouTube cite ainsi une étude Adélaïde qui la classe en tête des plateformes pour susciter l’attention des consommateurs.
La plateforme insiste également sur la durée de vie des vidéos : 40 % des vues interviennent plus d’un mois après leur publication. Selon YouTube, le téléviseur du salon est désormais le premier écran de visionnage pour la majorité des grands créateurs français. Deux arguments pour inciter les marques à considérer ces contenus comme des investissements qui peuvent continuer à produire de l’audience dans le temps.
« YouTube est par excellence la plateforme du temps long. Les marques ne cherchent plus seulement à surfer sur des tendances éphémères de 24 heures, mais à construire un véritable actif durable et à dialoguer sereinement avec leurs communautés », poursuit Yann Damongeot.
YouTube cherche aussi à démontrer le poids économique de cet écosystème. Selon une étude Oxford Economics, son écosystème créatif a contribué à hauteur de 1,1 milliard d’euros au PIB français en 2025 et soutenu plus de 27 000 emplois en équivalent temps plein.
Côté annonceurs, la plateforme met en avant ses outils d’intelligence artificielle pour faciliter la production et optimiser les campagnes. Elle évoque des gains de performance pouvant atteindre 40 % sur certains formats orientés vers l’action.
Dans ce discours, les créateurs conservent toutefois un rôle central : les outils automatisent et optimisent, tandis que les personnalités de la plateforme apportent les codes et les récits auxquels les audiences adhèrent.
Pour concrétiser cette promesse de performance, YouTube met en avant Demand Gen pour l’activation publicitaire et Asset Studio pour la création de visuels et de vidéos avec l’IA. La plateforme cite notamment le cas McDonald’s : selon les résultats présentés au Festival, le ROI de la campagne sur YouTube a été 2,3 fois supérieur à celui de la télévision et 5,2 fois supérieur à celui des réseaux sociaux.
« L’intelligence artificielle permet d’aller plus loin et d’optimiser les coûts de production, mais les véritables créatifs de demain restent les créateurs de la plateforme. Ce sont eux qui maîtrisent les codes, inventent les récits et créent la préférence de marque. En associant la pertinence culturelle des créateurs à la précision de nos outils d’analyse et de ciblage, les entreprises ne se contentent plus d’émettre des messages : elles construisent leur avenir aux côtés de leurs audiences », ajoute le directeur des solutions publicitaires YouTube et Programmatique. A l’image de Squeezie qui a très vite souhaité proposer des publicités intégrées à ses vidéos et fidèles à son univers.
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