12 mai 2026

Temps de lecture : 2 min

Malgré un chiffre d’affaires en hausse au 1er trimestre, The Trade Desk peine à rassurer

The Trade Desk a enregistré un chiffre d’affaires en hausse de 12% en glissement annuel sur les trois premiers mois de l’année, à 689 millions de dollars. Un montant conforme au consensus… mais qui déçoit. Explications.

Les trimestres de croissance se suivent pour l’activité de The Trade Desk, mais ils ne se ressemblent pas. Le géant de la pub programmatique a communiqué ce 11 mai sur les résultats du T1 2026 : son chiffre d’affaires a progressé de 12% sur un an, à 689 millions de dollars.

C’est mieux que les 10% attendus en début d’année, au moment du bilan 2025 : l’entreprise anticipait un chiffre d’affaires de 678 millions de dollars pour la période. Avec 689 millions de dollars engrangés sur les trois premiers mois de l’année, TTD atteint la moyenne des estimations des analystes. Mais cela ne suffit pas : l’action a été sanctionnée hier, perdant près de 10% à l’ouverture des marchés américains.

Il faut dire que malgré une année 2025 record, la croissance de The Trade Desk diminue de trimestre en trimestre : elle est passée d’environ 25,4% au T1 2025 à 18,7% au T2, 17,7% au T3, puis 14,3% au dernier trimestre 2025.

Tout en reconnaissant un « contexte macroéconomique tendu pour le marché publicitaire » et, malgré la concurrence exacerbée d’Amazon ou de Meta, The Trade Desk se veut rassurant, en évoquant un taux de rétention de ses clients de 95% depuis plus de dix ans et son développement sur les inventaires retail media ou CTV.

Sans oublier le développement de l’IA, et notamment de ses Koa Agents, qui permettent d’automatiser le media planning, l’achat, l’optimisation et la mesure des campagnes sur l’open internet.

Ou encore le lancement de sa nouvelle interface Open TTD et la signature de partenariats majeurs :

  • LinkedIn a choisi The Trade Desk comme partenaire DSP exclusif pour l’activation B2B en CTV.
  • Dollar General s’est associé à The Trade Desk et Kevel afin d’unifier les achats retail media onsite et offsite.
  • Paramount permet désormais l’achat programmatique en direct d’inventaires sportifs premium via The Trade Desk.
  • OpenAds a été adopté par plusieurs grands éditeurs, dont BuzzFeed, Hearst, Newsweek, The Guardian et Ziff Davis.

L’entreprise mise sur cette dynamique pour atteindre 750 millions de dollars de chiffre d’affaires au deuxième trimestre.

Pour aller plus loin :

Allez plus loin avec Minted

LES NEWSLETTERS MINTED

LES FUTURE OF

LES ÉMISSIONS