24 septembre 2026
Temps de lecture : 1 min
Tous les achats ne se prêtent pas de la même manière au commerce agentique. Selon une analyse du cabinet Madison & Wall, les consommateurs seraient d’abord susceptibles de déléguer à des agents IA des achats fréquents, relativement standardisés et peu risqués en cas d’erreur : alimentation, produits du quotidien, articles ménagers ou encore produits de soin personnel.
Ces catégories représenteraient environ 8 % des dépenses totales de consommation, ce qui limite, à court terme, le périmètre directement concerné par une automatisation complète de l’achat. À l’inverse, plus un achat est coûteux, émotionnel ou difficile à annuler, plus les consommateurs devraient hésiter à en déléguer entièrement la décision à une IA.

Madison & Wall anticipe donc davantage une adoption progressive qu’un basculement rapide vers des achats entièrement réalisés par des agents. Ceux-ci devraient d’abord intervenir pour rechercher, comparer, renouveler ou exécuter certaines commandes, le plus souvent au sein de plateformes déjà utilisées par les consommateurs.
Cette évolution ne devrait pas non plus entraîner automatiquement un bouleversement des budgets publicitaires. Madison & Wall estime que les catégories de produits concernées représentent aujourd’hui environ 30 à 35 milliards de dollars de revenus publicitaires. Mais cela ne veut dire que ces budgets sont amenés à disparaître ou à basculer vers les agents.
Pour le cabinet, l’IA pourrait surtout modifier les interfaces et les parcours d’achat, tandis que les grandes plateformes disposant déjà de données transactionnelles, de systèmes de paiement et de capacités de mesure conserveraient un avantage important.
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