29 septembre 2026

Temps de lecture : 3 min

Comment SeLoger s’adapte au nouveau paradigme du search IA ?

En déployant la recherche en langage naturel sur ses environnements et en travaillant sa visibilité au sein des moteurs génératifs, le leader français de la recherche immobilière veut pleinement saisir les nouvelles opportunités offertes par le search IA. Décryptage avec Anaïs Lesueur, directrice marketing du groupe.

Depuis début septembre, les internautes à la recherche d’un bien immobilier ou les simples curieux qui aiment rêver et voyager peuvent formuler leur demande en langage naturel, à l’écrit ou à l’oral, directement sur le site ou l’app SeLoger. Cette “recherche intelligente” est au cœur de la dernière campagne publicitaire de la plateforme, qui cherche ainsi autant à renforcer sa marque qu’à s’adapter aux nouveaux usages des internautes en leur proposant une expérience aussi fluide que moderne. 

Deux dimensions complémentaires pour qui veut rester le site de destination de référence pour la recherche immobilière, malgré l’essor des LLM. 

« 56% des Français ont utilisé au moins un outil d’IA dans le dernier mois selon l’Arcom« , indique Anaïs Lesueur, directrice marketing de Se Loger. « Cette nouvelle manière de chercher un bien n’est pas une option secondaire, mais se place véritablement au cœur de notre nouvelle expérience sur le web ou notre app. Pour autant, ce n’est pas un usage forcé, on peut continuer à utiliser les filtres classiques si l’on préfère ! »

De nouvelles données à valoriser auprès des partenaires et des LLM

S’il est encore trop tôt pour tirer un bilan du lancement de cette nouvelle fonctionnalité, elle permet d’ores et déjà à SeLoger d’identifier de nouveaux comportements :

« La manière d’utiliser cette recherche intelligente est différente, tant au niveau des heures de connexion que de la nature des recherches : celles concernant les locations, qui sont nombreuses à la rentrée, sont bien plus précises que celles concernant les achats, plus exploratoires. Grâce à ce niveau de précision, nous arrivons à mieux qualifier ces internautes et l’état d’avancement de leur projet. Nous commençons également à voir apparaître de nouveaux critères de recherche,  que nous n’adressions pas via nos filtres historiques. »

En effet, les filtres à disposition des 10 millions d’utilisateurs mensuels de SeLoger, comme le budget, le nombre de pièces, la présence d’un jardin ou d’une place de parking ou encore le temps de trajet avec une destination précise ne reflètent pas toujours le projet des personnes à la recherche d’un bien… du moins, pour SeLoger.

Via la recherche en langage naturel, il sera en effet plus simple de savoir si une famille s’agrandit, déménage pour raison professionnelle, etc. Au-delà d’alimenter de potentielles nouvelles fonctionnalités, la recherche intelligente offre ainsi à SeLoger de nouveaux insights à partager avec ses partenaires annonceurs, ou avec les LLM. 

L’arrivée d’AI Overviews double le trafic issus des LLM

« Nous avons trente ans de data immobilière derrière nous, que l’on utilise pour produire des guides ou autres indicateurs de références, comme par exemple le suivi des prix au mètre carré en France, des benchmarks locaux, etc. C’est ce qui nous permet d’être l’acteur le plus visible dans les réponses aux requêtes immobilières adressées aux LLM aujourd’hui », indique Anaïs Lesueur.

Si l’impact de l’IA est encore modeste en matière de recherche immobilière, l’arrivée d’AI Overviews préfigure une nette accélération selon elle :  « Par rapport à d’autres secteurs plus serviciels ou éditoriaux, nous sommes sur un vertical où l’impact de l’IA est encore relativement faible. Le trafic venant des LLM représente à peu près 1 % de notre trafic global à l’heure actuelle. Mais cette part était de 0,3 à 0,5 % avant l’arrivée d’AI Overviews. »

Une évolution surveillée de près chez SeLoger, le search et le CRM étant les deux principales sources de trafic de la plateforme. Les nouvelles données issues de sa recherche intelligente pourront ainsi permettre à SeLoger d’orienter sa production de contenus, afin de renforcer son autorité auprès des LLM et d’en faire une nouvelle source de trafic. 

« Pour cela, il faut adapter sa stratégie, créer des pages et structurer l’information pour faciliter la tâche du LLM, tout en ayant des éléments exclusifs qui renvoient vers notre site. Et encore une fois, il faut réussir à travailler son top of mind et à être une plateforme de destination », explique Anaïs Lesueur, qui se réjouit d’avoir gagné trois points de top of mind et vu son trafic renouer avec une croissance à deux chiffres depuis le lancement de sa nouvelle plateforme de marque au printemps.

Pour aller plus loin :

Allez plus loin avec Minted

LES NEWSLETTERS MINTED

LES FUTURE OF

LES ÉMISSIONS