3 novembre 2026
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Le Collectif Pour les Acteurs du marketing digital (CPA), la Fédération Nationale de la Presse d’information Spécialisée (FNPS), le Groupement des Éditeurs de Contenus et de Services en Ligne (GESTE), le Syndicat des Éditeurs de la Presse Magazine (SEPM) et le Syndicat de la Presse Indépendante d’Information en Ligne (SPIIL) ont déposé une plainte conjointe auprès de la Commission européenne visant les pratiques de Google liées au déploiement de ses fonctionnalités d’intelligence artificielle AI Overviews (AIO) et AI Mode (AIM). Les organisations plaignantes décrivent cette démarche comme rassemblant « la plus large coalition d’associations et d’organisations professionnelles françaises d’éditeurs de sites web jamais réunie dans le cadre d’une procédure devant l’autorité européenne de concurrence ».
Google a déployé AIO et AIM en France le 22 juillet 2026, des fonctionnalités qui « permettent de générer directement des réponses aux requêtes des internautes à partir de contenus disponibles sur le web, notamment ceux produits par les éditeurs de médias ». Les plaignants estiment que ce déploiement affecte « la visibilité, le trafic et les modèles économiques des éditeurs », qui dépendent fortement du moteur de recherche de Google pour accéder à leur audience, alors que leurs contenus sont utilisés pour alimenter des fonctionnalités susceptibles de s’y substituer, « sans qu’aucune transparence, ni maîtrise effective ne leur soit donnée ».
La démarche s’inscrit dans le prolongement de l’enquête formelle ouverte par la Commission européenne en décembre 2025, qui vise à déterminer si Google a enfreint les règles de concurrence de l’Union européenne en utilisant les contenus des éditeurs de sites web et les vidéos publiées sur YouTube pour alimenter ses services d’intelligence artificielle, « dans des conditions inéquitables, susceptibles de favoriser ses propres services au détriment de ceux des éditeurs, et de conduire à leur éviction progressive du marché ». Le déploiement d’AIO et d’AIM en France, intervenu « près de deux ans après leur introduction sur d’autres marchés », aurait permis aux éditeurs français de s’appuyer sur les retours d’expérience étrangers pour documenter les pratiques de Google dès leur arrivée sur le territoire national.
Les cinq organisations appellent la Commission à examiner les conséquences de ces pratiques « sur les conditions de concurrence, la capacité des éditeurs à maîtriser l’exploitation de leurs contenus et la pérennité économique de leurs activités numériques, afin de préserver le pluralisme, au bénéfice ultime du consommateur et du citoyen européen ».
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