7 juillet 2026

Temps de lecture : 2 min

Chez Ted Jordan, 7 personnes gèrent 50 millions de budget publicitaire grâce à l’IA agentique

L'intelligence artificielle agentique donne naissance au "trading augmenté", une révolution technologique présentée lors du Future of Trading. Grâce à elle, un trading desk comme Ted Jordan, composé de seulement sept personnes, parvient aujourd'hui à piloter 50 millions de dollars de budget publicitaire.

Malgré la sophistication technologique, les attentes des professionnels restent très pragmatiques. Tanguy Van Ingelgom (Ted Jordan) résume ainsi cet enjeu : « Le trader média cherche avant tout à simplifier son quotidien et à optimiser son temps face à la prolifération des plateformes ». Cette recherche d’efficacité passe aujourd’hui par l’intégration d’outils intelligents capables de centraliser la logistique des campagnes.

Pour Paul Hawkins, qui représente le grand retour de Yahoo en Europe avec un positionnement très fort sur l’IA et le DSP, cette technologie va modifier l’interaction même avec les outils de travail. Il explique : « Demain, les traders délaisseront les interfaces classiques de nos plateformes pour interagir directement avec des assistants virtuels, ce qui leur permettra de se concentrer sur des tâches à forte valeur stratégique ».

L’automatisation agentique comme moteur de performance

L’un des grands sujets actuels est le MCP (Model Context Protocol), des adaptateurs universels permettant aux IA de se connecter directement aux données des plateformes. Paul Hawkins souligne la puissance de ce modèle : « L’approche agentique est une avancée majeure : elle permet d’exécuter des tâches complexes en plusieurs étapes avec une rapidité inédite, que ce soit pour résoudre des anomalies de campagne ou pour configurer des audiences à l’échelle mondiale ».

Chez Ted Jordan, cette théorie est déjà une réalité. L’agence a développé son propre logiciel interne en y injectant toute son expertise métier. La création d’un plan média complet, d’audiences sur-mesure et l’activation des campagnes se font ainsi en quelques secondes, de manière presque aussi fluide que l’exécution d’une recette de cuisine. Cette hyper-automatisation permet aujourd’hui à une agence de seulement sept personnes de gérer des dizaines de millions de dollars d’investissements publicitaires.

Garder le contrôle : le rôle indispensable de l’humain

Si l’IA offre un gain de temps considérable, elle comporte le risque de s’égarer dans des « itérations infinies » ou des hallucinations. Pour Tanguy Van Ingelgom, la parade réside dans le contrôle absolu de l’environnement de la machine : « Il est crucial de se rappeler que l’IA reste une machine. Pour éviter de perdre du temps, nous devons lui imposer des limites strictes, comme lui bloquer l’accès libre à internet, et lui dicter de manière binaire et précise ce qu’elle a le droit de faire ».

Paul Hawkins confirme que si les outils s’automatisent, l’expertise humaine reste indispensable pour piloter les algorithmes et s’assurer que l’IA respecte les véritables objectifs de la campagne.

Le « trading augmenté » n’est donc plus une promesse futuriste, mais le présent du marché : un écosystème où l’humain, libéré de la complexité technique, devient le chef d’orchestre de l’intelligence artificielle.

La table-ronde en intégralité :

Allez plus loin avec Minted

LES NEWSLETTERS MINTED

LES FUTURE OF

LES ÉMISSIONS