11 septembre 2026

Temps de lecture : 3 min

ChatGPT Ads en France : Le premier bilan de Gamned! (chiffres et retours d’expérience)

Loin des tarifs prohibitifs annoncés, les premières campagnes ChatGPT Ads orchestrées par Gamned! révèlent des CPC en chute de 50 à 75 % et un puissant relais de performance pour les annonceurs pionniers.

Alors que ChatGPT Ads s’est ouvert à une trentaine de pays européens, les premiers benchmarks véhiculés sur le marché laissaient présager un canal particulièrement onéreux. Après deux semaines d’expérimentation intensive et le lancement de plusieurs campagnes via le DSP StackAdapt, l’agence programmatique Gamned! (Biggie Group) livre un tout autre constat. Derrière l’immaturité d’un produit encore naissant, les premiers chiffres réels révèlent un levier de performance aux coûts bien inférieurs aux estimations, capable de générer un engagement qualifié dès lors qu’il est correctement optimisé.

Coûts réels vs benchmarks officiels : la forte baisse en pourcentage des enchères

La documentation commerciale et les observateurs annonçaient des CPM oscillant entre 15 et 50 euros ainsi que des CPC moyens compris entre 2 et 12 euros, mais la réalité du terrain observée par Gamned! sur six campagnes s’avère nettement plus accessible. L’agence enregistre des CPM réels situés entre 10 et 12 euros, tandis que les CPC effectifs s’établissent entre 1,40 et 2 euros.

Cette différence s’explique notamment par la rapidité d’apprentissage des algorithmes de la plateforme. À l’échelle globale de dix jours de diffusion, les algorithmes de bidding ont permis de réduire les CPC de 50 % en moyenne à mesure que le ciblage contextuel s’affinait.

L’exemple d’une campagne de test représentative dotée d’un budget de 500 euros illustre cette optimisation rapide : l’ajustement de l’algorithme a provoqué une chute de 75 % du CPC, une baisse de 33 % du CPM, tandis que le taux de clic a progressé de 20 %. La faible concurrence actuelle sur la plateforme crée ainsi une opportunité tarifaire pour les acheteurs réactifs.

Qui sont les premiers annonceurs à investir le canal ?

Les premiers retours terrain menés par Gamned! dessinent une typologie très précise d’annonceurs. D’un côté, la plateforme séduit les spécialistes du SEA confrontés à la saturation de leurs audiences traditionnelles sur Google, qui recherchent dans ChatGPT Ads un nouveau relais de croissance axé sur le retour sur investissement. D’un autre côté, le canal attire des acteurs aux besoins très ciblés, à l’image d’un annonceur spécialisé dans le recrutement d’ingénieurs aéronautiques, venu tester cette alternative pour toucher des profils qualifiés hors des réseaux digitaux classiques.

Les enseignements tirés par Gamned! confirment qu’il s’agit d’un canal orienté purement vers la performance directe et la conversion, loin de l’outil de notoriété. Sur le secteur de l’assurance, les activations ont par exemple généré des leads qualifiés avec des indicateurs d’engagement très solides. Les données remontées dans les outils d’analyse tiers comme Piano Analytics montrent un temps de visite élevé et un faible taux de rebond.

Sur le plan de l’embarquement technique, l’activation implique toutefois un processus d’audit préalable des annonceurs. Un robot d’exploration (un crawler) d’OpenAI vérifie la conformité de la page d’atterrissage, ce qui interdit la présence de bloqueurs de bots sur le site et impose une vigilance particulière pour les secteurs réglementés comme la santé, la finance ou les assurances.

Encore des limites de jeunesse

En ce qui concerne la mesure des performances, l’équipe de Gamned! pointe les limites de jeunesse de l’interface d’OpenAI. Baptiste Pechery, Head of Programmatic chez Gamned!, détaille les contours de cette contrainte : Côté reporting natif, la régie reste encore très rudimentaire en se limitant aux clics, impressions, conversions et coûts, sans préciser les conversations ni les prompts exacts qui ont déclenché l’affichage ». C’est pourquoi le trading desk réconcilie ces données avec des mesureurs tiers comme Piano Analytics.

Néanmoins, pour Florian Jeanin, Head of Buying & Client Solutions au sein du groupe Biggie, la posture globale d’OpenAI apporte un souffle nouveau face aux géants établis du Web :

« OpenAI se distingue nettement des acteurs habituels des réseaux sociaux qui ont tendance à s’enfermer dans leur propre écosystème. En nouant des partenariats stratégiques avec des DSP et des acteurs de la data, la régie fait le choix de l’ouverture et nous offre un boulevard exceptionnel pour exploiter le ciblage thématique. Le meilleur reste à venir. »

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