22 octobre 2026

Temps de lecture : 2 min

Comment Tediber et Mercedes testent la publicité sur les sites tiers pour influencer les réponses des IA

Au Future of Search & GEO, Smalk, Performics et Smartkeyword ont présenté leurs premiers retours sur des campagnes Tediber et Mercedes visant à renforcer la présence des marques dans les réponses des assistants IA, en intervenant sur les sources qu’ils consultent.

Comment faire entrer une marque dans les recommandations d’un assistant IA ? Au-delà du travail de référencement naturel, une autre approche se développe : acheter des formats publicitaires sur les sites dont les modèles utilisent les contenus pour construire leurs réponses. C’est le principe du « GEA offsite » proposé par Smalk, testé notamment par Tediber avec Smartkeyword (Cosmo 5) et Mercedes avec Performics.

Le dispositif commence par la sélection des questions sur lesquelles l’annonceur souhaite apparaître. Smalk identifie ensuite les pages utilisées comme sources par les assistants et propose aux éditeurs d’y intégrer un contenu publicitaire adapté à la marque et au contexte éditorial.

« Nous plaçons sur les sites partenaires des contenus publicitaires conçus pour être lus et repris par les assistants IA dans leurs réponses. Ces contenus restent également visibles par les internautes », explique Habenn Bereket, MD France de Smalk. Pour les éditeurs partenaires, l’entreprise entend ainsi créer une nouvelle source de revenus liée à l’exploitation de leurs contenus par les IA.

Tediber cible une question d’achat, Mercedes travaille ses recommandations

Pour Tediber, l’expérimentation portait sur une question précise : « Quel matelas me recommandes-tu pour moins de 400 euros ? » L’objectif était de gagner rapidement en visibilité sur une demande commerciale ciblée, en complément du travail de fond mené en SEO et en GEO.

« Le GEO demande un travail de fond dont les effets prennent du temps. Avec cette campagne, nous avons pu renforcer rapidement la présence de Tediber dans les réponses à une question d’achat précise », souligne Mouad Boulaabi, directeur général adjoint innovation & performance de Smartkeyword. L’agence rapporte une position moyenne de 1,62 dans les réponses suivies pendant la campagne.

Chez Mercedes, Performics a ciblé quinze questions autour des SUV électriques, portant notamment sur l’autonomie, le nombre de places ou les usages familiaux. « Nous voulions que Mercedes figure parmi les marques recommandées lorsqu’un utilisateur cherche un SUV électrique, même sans citer Mercedes dans sa question », explique Ken Malatchoumy, Team Leader SEO/GEO de Performics.

Selon les résultats présentés, le taux de mention de la marque dans les réponses suivies est passé de 28 % avant la campagne à 50 % en moyenne pendant celle-ci, avec des pics à 80 %. L’agence rapporte également une amélioration de l’exactitude des informations : sur le GLB, la proportion de réponses comportant des erreurs serait passée d’environ 36 % lors de l’audit de mai à 12 % en septembre, dans un contexte combinant campagne publicitaire et travail GEO.

Une visibilité qui doit s’entretenir

Ces premiers tests soulignent aussi la volatilité du levier. Les sources privilégiées changent selon les modèles et au fil du temps, imposant d’ajuster les placements. Performics envisage ainsi d’élargir les questions suivies et de différencier davantage les campagnes selon les assistants.

La progression n’est pas non plus définitivement acquise. Selon Habenn Bereket, les mentions et les attributs de marque peuvent reculer quelques jours après l’arrêt d’une campagne. D’où l’idée de compléter les activations ponctuelles par une présence continue. Pour les agences, l’enjeu devient donc d’articuler le travail organique et ces nouveaux achats publicitaires, tout en affinant la mesure de leurs effets.

La table-ronde en intégralité :

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