8 octobre 2026

Temps de lecture : 3 min

Review Collect : « Avant, c’étaient les humains qui lisaient les avis. Maintenant, ce sont aussi les IA »

Lauréate du Startup Contest au One to One Biarritz après une première victoire à Monaco, Review Collect centralise la gestion des avis clients. La startup entend aussi faire de ces contenus un levier de visibilité pour les marques dans les réponses des assistants IA. Explications de Karim Rakkaby, CEO de Review Collect.

Vous venez de remporter le Startup Contest du One to One Biarritz. Que représente cette victoire ?

Karim Rakkaby : Nous sommes très heureux, d’autant que nous avions déjà gagné au One to One Monaco. Remporter les deux concours la même année, c’est une belle reconnaissance pour les équipes. Nous avons aussi reçu beaucoup de félicitations de la part d’entreprises et de partenaires présents sur l’événement.

Quelle problématique cherchez-vous à résoudre pour les marques ?

Aujourd’hui, les entreprises doivent souvent gérer plusieurs outils : Trustpilot, Avis Vérifiés, Bazaarvoice pour les avis produits… Chacun couvre une partie du sujet, mais les marques doivent coordonner l’ensemble.

Notre approche consiste à centraliser la gestion de toutes ces plateformes, de la collecte aux réponses aux avis, en passant par les avis produits. Nous intégrons notamment WhatsApp dans l’expérience client pour solliciter les consommateurs.

Cette centralisation répond aussi à un enjeu d’organisation. Une entreprise peut avoir plusieurs pays, plusieurs langues et des responsables qui changent. L’objectif est d’assurer un suivi de sa réputation, pour éviter qu’elle découvre plusieurs mois plus tard une mauvaise note sur une plateforme.

En quoi l’arrivée des assistants IA change-t-elle le rôle des avis clients ?

Avant, c’étaient les humains qui lisaient les avis. Maintenant, ce sont aussi les IA. Les plateformes d’avis deviennent des sources que les assistants peuvent mobiliser pour répondre aux questions des consommateurs sur une marque ou un produit.

Cela donne une nouvelle importance aux informations disponibles en dehors du site de la marque. Notre rôle est de travailler cette réputation pour que, lorsqu’un consommateur interroge un assistant, il trouve des éléments susceptibles de l’orienter vers le site.

Comment cherchez-vous à agir sur cette visibilité dans les réponses des IA ?

Nous travaillons notamment sur le contenu des sollicitations envoyées aux clients. Avec WhatsApp, nous pouvons personnaliser les messages et poser des questions sur des aspects précis de leur expérience.

Prenons l’exemple d’une enseigne qui souhaite être identifiée pour son offre de pneus : l’idée est de recueillir des avis qui parlent effectivement des pneus achetés et de l’expérience associée. Ces contenus peuvent ensuite être publiés sur les plateformes d’avis et alimenter les informations accessibles aux assistants.

Nous cherchons ainsi à faire émerger des retours plus détaillés sur les produits et les services que les marques souhaitent mettre en avant.

Votre objectif est-il d’amener du trafic depuis les assistants IA ou d’améliorer la conversion sur les sites ?

Les deux s’inscrivent dans le même parcours. Nous voulons préparer les informations disponibles en ligne pour orienter le consommateur vers le site de la marque. Une fois sur ce site, il retrouve les avis et les widgets qui peuvent le rassurer et l’aider à acheter.

Nous envisageons donc les avis comme un levier qui intervient à plusieurs étapes : dans la découverte de la marque, dans sa réputation, puis dans la décision d’achat.

Comment encouragez-vous les consommateurs à laisser un avis ?

Nous travaillons sur le message, mais aussi sur le moment où il est envoyé. L’heure d’achat peut, par exemple, nous donner une indication sur un créneau où le client est disponible. Nous pouvons nous en servir pour choisir le moment de la sollicitation.

L’enjeu est de faciliter la collecte et d’obtenir davantage de retours. Les avis jouent déjà un rôle de réassurance très fort dans le commerce en ligne : les consommateurs veulent savoir ce que pensent les personnes qui ont acheté avant eux.

Nous proposons également des réponses automatisées ou guidées sur les différentes plateformes. Collecter des avis ne suffit pas, il faut aussi pouvoir les suivre et y répondre.

Comment cette approche se traduit-elle chez vos clients ?

Pour Micromania, par exemple, nous intervenons sur plusieurs dimensions : les avis sur l’activité en ligne avec Trustpilot, ceux des magasins avec Google et les avis produits avec Bazaarvoice.

L’intérêt est de disposer d’un interlocuteur capable de gérer l’ensemble de la réputation, aussi bien pour les points de vente physiques que pour le commerce en ligne.

Où en est Review Collect et quelles sont vos ambitions ?

L’entreprise existe depuis un peu plus de trois ans et nous sommes autofinancés. Nous accompagnons notamment Micromania, Feu Vert, Chronopost, Accor, Conforama et BUT, avec un account manager dédié.

Nous sommes déjà présents en Europe. Notre prochaine ambition est d’aborder le marché américain, que nous envisageons entre 2027 et 2028.

Allez plus loin avec Minted

LES NEWSLETTERS MINTED

LES FUTURE OF

LES ÉMISSIONS