1 septembre 2026
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Selon la plainte déposée le 31 août, la plateforme aurait surfacturé plus de 1,2 million d’annonceurs, composés pour près de la moitié de PME et TPE, pour un préjudice estimé à plus de 20 milliards de dollars depuis 2019.
Les régulateurs reprochent au groupe d’avoir faussé le modèle d’enchères au « second prix » qu’il promouvait auprès des marques en parlant de « fair deal » : au lieu de faire payer au gagnant un centime de plus que la deuxième meilleure offre, Amazon aurait introduit une fausse enchère, conduisant à facturer la quasi-totalité de l’offre déposée par l’annonceur ayant remporté l’enchère.
Des agissements plus que problématiques, d’autant que, pensant participer à un système de second-price auction, les annonceurs et leurs agences sont moins tentés de limiter le montant de leurs enchères, par rapport à un système au « premier prix » où l’on paie réellement le montant enchéri.
Un comportement dont Amazon était conscient : la plainte cite un document interne de l’e-commerçant indiquant que les annonceurs finissent par miser des montants bien supérieurs à ce qu’ils avaient réellement l’intention de payer, se pensant protégés par le modèle d’enchères au « second prix ».
En 2024, 80 % des enchères seraient concernées par cette facturation, touchant principalement, selon la plainte, les formats publicitaires suivants : les produits sponsorisés, les marques sponsorisées et les publicités display.
De son côté, Amazon conteste fermement ces allégations, qualifiant la plainte de « malavisée » et affirmant que l’annonceur ne payait jamais plus que ce qu’il était prêt à débourser…
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