11 juin 2026
Temps de lecture : 2 min
Le développement de Stelleo part d’une observation sur le marché : les grandes plateformes (comme Google ou Meta) tendent à automatiser de plus en plus la diffusion publicitaire. Les annonceurs fournissent leurs éléments créatifs (vidéos, bannières) et les algorithmes de la plateforme se chargent du placement.
Ce fonctionnement réduit la visibilité des marques sur les leviers réels d’optimisation de leurs campagnes. Alban Peltier, cofondateur de Stelleo, explique ce constat : « Les marques ont perdu le contrôle. Quand un directeur marketing investit 80 % de son budget sur ces plateformes, il ne sait souvent plus comment ses campagnes sont réellement optimisées».
Aujourd’hui, pour auditer le fonctionnement de ces plateformes, les entreprises doivent extraire et croiser des milliers de lignes de données brutes (campagnes, formats, appareils) via les gestionnaires d’annonces. Cette tâche nécessite généralement l’intervention d’équipes de data scientists, ce qui rend le processus long et complexe, particulièrement pour les entreprises de taille intermédiaire qui ne sont pas toujours équipées en interne.

Pour automatiser ce traitement, Stelleo se positionne comme une « tour de contrôle » transversale. L’outil s’appuie sur des agents IA dotés de compétences spécifiques (search, social, programmatique). « Ces agents IA permettent de combiner la puissance d’analyse d’une équipe de data scientists avec les compétences très pointues d’un expert de la publicité », précise Alban Peltier.
L’interface s’articule autour de quatre agents :
Stelleo a choisi de ne pas utiliser les modèles de base d’OpenAI ou d’Anthropic (Claude), jugés pour le moment trop opaques dans la restitution de leur raisonnement. La plateforme s’appuie actuellement sur une version paramétrée du modèle Gemini. Le système intègre des agents de contrôle internes chargés de vérifier en continu la méthode de réflexion de l’IA principale afin de garantir l’exactitude des retours. L’objectif revendiqué est de redonner aux entreprises une « souveraineté marketing » sur leurs données.
À terme, l’architecture de la solution a été pensée pour être ouverte, ce qui devrait permettre aux annonceurs d’utiliser ces agents de manière décentralisée, directement depuis leurs propres environnements de travail (comme Gmail).
La plateforme entre en phase de bêta privée sur invitation pour une durée de 3 à 4 mois, avec déjà une dizaine de millions d’euros de budgets médias insérés issus d’une dizaine d’annonceurs du retail, du travel et des services. Elle couvre pour l’instant Meta (Facebook, Instagram), Google et le programmatique, soit environ 75 % des investissements du marché. Lors du passage en bêta publique à la rentrée, de nouveaux réseaux (TikTok, Amazon) seront ajoutés mensuellement avec pour objectif de couvrir 90 % des plateformes d’ici la fin de l’année.
Le modèle économique repose sur un abonnement fixe de 399 € par mois auquel s’ajoute une commission de 3 % sur le budget média analysé (frais réduits à 1,5 % durant la phase de test). Son cap est d’atteindre 1.000 clients d’ici fin 2027.
Topics
TOUS LES MATINS, RECEVEZ UNE DOSE D'ADTECH, D'EVENEMENTS, D'INNOVATIONS, MEDIA, MARKETING...
Je découvre les newsletters Minted !