13 avril 2026
Temps de lecture : 5 min
Article réalisé en partenariat avec Locala
Déjà évoqué en 2025 à l’occasion du lancement d’Omni Planner, son outil d’analyse des comportements online et offline et de médiaplanning omnicanal et multilocal, Locala officialise l’arrivée de l’IA agentique au sein de sa plateforme Locala Planning.
Ces « Planning Agents » offrent la possibilité d’interroger en langage naturel les données propriétaires de Locala en matière de trafic et de comportements des audiences, en ligne ou en physique. De quoi obtenir des insights spécifiques à chaque territoire, qui peuvent être complétés par les données de l’annonceur.
Mais ces agents simplifient également l’utilisation de ces insights, lesquels sont mobilisés pour automatiser la création de plans média omnicanaux et de segments d’audience activables dans les plateformes du marché. Explications avec Sandrine Préfaut, Managing Director Europe de Locala, et Auxandre Stéphan, Product Marketing Director.

Sandrine Préfaut : Les clients, agences comme annonceurs, cherchent aujourd’hui à identifier plus facilement des insights enrichis et activables pour optimiser leurs stratégies.
Ils sont confrontés à un volume de données massif, souvent hétérogène et de qualité inégale, ce qui complique leur exploitation.
Les agents IA apportent une réponse concrète à ce défi : ils permettent de sélectionner les données les plus pertinentes et de les analyser rapidement, avec un niveau de finesse et de précision bien supérieur mais aussi d’activer des stratégies très granulaires.
Les agents IA simplifient la complexité et nous permettent de mieux accompagner nos clients. Nous optimisons leurs stratégies média nationales en intégrant les spécificités locales.
Avec Planning Agents, nous franchissons une nouvelle étape : transformer ces insights enrichis en activations concrètes, directement au service de la performance business.
Auxandre Stéphan : La solution est déjà opérationnelle depuis le premier trimestre, et utilisée sur les briefs auxquels nous répondons afin de rendre opérables, à grande échelle, des stratégies omnicanales et multilocales.
L’agent va permettre d’aller très loin dans la compréhension d’un brief et dans la mise en place d’une réponse adaptée : objectif, budget, durée, canaux activés, audiences ciblées…
En étant capable d’utiliser plus de signaux, que ce soit nos données, celles du client ou encore les données accessibles publiquement en ligne, l’agent va faire comme tout expert métier : s’adapter au contexte de marque pour comprendre sa cible, son marché et ses concurrents, puis identifier plus facilement les inventaires disponibles, benchmarker les audiences et les canaux à activer en priorité selon les enjeux locaux spécifiques de l’annonceur.
L’IA agentique permet de résoudre les enjeux d’orchestration multiplateforme et de granularité locale. Et le plus intéressant, c’est sa capacité à agir à grande échelle et à utiliser les outils de façon semi-autonome, alors que le passage entre planning et activation est souvent complexifié par la technicité opérationnelle du programmatique.
Le tout en détaillant de manière très précise la logique à l’œuvre derrière chaque recommandation, afin d’être le plus transparent et pédagogique possible. C’est en expliquant au maximum le raisonnement et les données utilisées que l’on va créer la confiance nécessaire à l’utilisation de ces outils.
Sandrine Préfaut : Oui, l’IA doit nous aider à comprendre ses choix, en nous donnant des explications rationnelles, malgré la complexité des données utilisées pour construire ces stratégies. L’IA est un élément simplificateur, mais il ne faut pas tomber dans l’automatisation à outrance. L’IA va permettre de standardiser pour déployer à grande échelle.
Je crois beaucoup à la validation humaine et à la co-construction. On ne veut remplacer personne, mais augmenter les experts en place. L’humain apporte la vision stratégique, l’intuition et la capacité à arbitrer.
Auxandre Stéphan : De manière générale, nous avons pensé ces Planning Agents pour qu’ils soient les plus ouverts possible. Au besoin, ils peuvent interagir avec les données de vos précédentes campagnes, les résultats de vos modèles économétriques, ou encore vos données clients. Dès le premier échange, ils vont se baser sur cet historique pour adapter au mieux leurs recommandations et prendre les bonnes décisions.
Par ailleurs, nous capitalisons beaucoup sur notre approche de la privacy, via des partenaires comme Databricks, dont nous utilisons les innovations en matière d’hébergement privé, afin de nous assurer que rien n’est partagé avec les maisons mères des modèles utilisés, comme OpenAI, Google et Mistral.
Auxandre Stéphan : Comme je le disais précédemment, nos agents vont avoir la même approche que des experts média . Certains agents vont identifier des insights, d’autres les activer. Dans tous les cas, l’enjeu est identique : proposer de meilleurs plans et de meilleures activations, via un seul outil.
Dans cette logique, on peut par exemple demander à nos Planning Agents : « analyse mon profil visiteur et mes dynamiques de marché entre Paris, Lyon et Marseille et donne-moi les grands enseignements et les grandes différences pour chacune de ces villes ». Ils vont alors analyser le profil des personnes qui se rendent en magasin ou sur le site de la marque, quand elles s’y rendent, ce qu’elles font par ailleurs, chez quels concurrents elles se rendent, etc.

Cela permet de mieux connaître ses clients, ses concurrents et les actions ou zones à privilégier pour les campagnes à venir. De là, on peut aussi leur demander d’imaginer un plan média pour une campagne de considération CTV, vidéo mobile et DOOH d’un mois pour tel annonceur. Ces derniers vont identifier les segments d’audience adaptés dans les différentes villes, générer des plans zone par zone, tout en expliquant pourquoi ils privilégient tel ou tel segment, ou pourquoi ils allouent tant de % du budget à un canal spécifique à tel endroit.

Pour résumer, c’est un outil qui permet de mieux interagir avec la donnée pour passer à l’acte, avec à la clé un gain de temps, mais surtout la possibilité de faire des campagnes omnicanales multilocales à des échelles et à un niveau de précision difficilement atteignables auparavant.
Sandrine Préfaut : Nous allons travailler sur des logiques de curation, afin d’aller plus loin dans la valorisation de nos insights sur les profils visiteurs ou les top zones, en les croisant avec l’inventaire disponible, des supports en affinité, de la génération de deals à souhait…
Nos agents ne permettent pas seulement de générer des segments et des deals, mais bien d’explorer toute la richesse de nos insights pour créer de nouveaux workflows aboutissant à des campagnes bien plus adaptées et cohérentes avec les enjeux de chaque marque.
En parallèle, nous voulons nous ouvrir à de nouveaux écosystèmes : nous aurons l’occasion d’en dire plus dans les prochains mois, mais concrètement nous allons enrichir nos agents en intégrant de nouveaux signaux et développer notre connectivité avec davantage de plateformes, comme des DSP.
Enfin, nous réfléchissons également à la possibilité d’ouvrir plus largement l’accès à nos agents à des tiers, comme les agences, pour venir répondre à des tâches spécifiques via des offres sur étagère. Dès le départ, nous avons imaginé nos agents pour qu’ils puissent fonctionner sur la base du protocole AdCP, dont nous sommes partie prenante, et ainsi embarquer plus facilement les agences en externe.
Pour découvrir les Planning Agents de Locala, demandez une démo.
Pour aller plus loin : Comment Locala veut révolutionner les activations géolocalisées full-funnel avec Omni Planner ?
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