20 avril 2026
Temps de lecture : 3 min
Tribune par Mélanie Marie, Head of Sales France chez Displayce. Réalisée en collaboration.
Lors de l’édition 2026 de Future of DOOH, une idée a structuré les échanges : le DOOH n’a jamais été aussi puissant, mais il reste encore sous-exploité dans sa manière d’être utilisé.
Le paradoxe est simple. D’un côté, les infrastructures et la technologie sont en place. Le programmatique permet d’activer des campagnes en temps réel, la data est accessible, les capacités d’optimisation sont matures. De l’autre, une grande partie des campagnes repose encore sur des logiques héritées de l’affichage traditionnel : un même message déployé de manière homogène, quels que soient les contextes de diffusion. Ce décalage crée une perte de valeur évidente.
Le DOOH est un média qui s’inscrit dans des environnements précis, à des moments donnés, face à des audiences en mouvement. C’est cette réalité qui fait sa force. Il génère de l’attention dans des contextes où les individus vivent, se déplacent, consomment. Ne pas en tenir compte revient à ignorer ce qui le rend unique.
Replacer le contexte au centre change la manière de concevoir une campagne. Il ne s’agit plus de diffuser un message, mais de le faire réagir. Adapter une campagne à la météo, à un moment de la journée, à un flux de transport ou à un événement transforme la prise de parole. Elle devient pertinente, située, plus juste.
La DCO permet aujourd’hui de faire évoluer un message en continu, en fonction de signaux extérieurs. Une campagne peut, par exemple, afficher un score de match en temps réel ou adapter ses messages selon la disponibilité d’un produit en point de vente, pour renforcer la pertinence et créer une connexion immédiate avec ce que vit l’audience.
Chez Displayce, ce basculement est déjà à l’œuvre. Avec Pulse, il est possible d’anticiper les pics d’audience autour des écrans à partir de données événementielles. À l’approche d’un concert par exemple, la montée progressive de l’affluence est identifiée en amont, permettant d’adapter la diffusion aux moments les plus opportuns, avant et après l’événement. La marque ne se contente plus d’être visible, elle s’inscrit dans un moment qui compte.
Cette logique s’étend à d’autres contextes et environnements. Avec le trigger Airport Live Triggering, proposé exclusivement par Displayce et JCDecaux, une campagne peut se synchroniser avec les horaires de vols et adapter ses messages en fonction des pays d’arrivée ou de départ, en diffusant automatiquement dans la langue des voyageurs.
Finalement, les possibilités sont multiples dès lors que la créativité guide l’usage de la technologie. Nous avons récemment déployé une campagne intégrant un signal environnemental, en adaptant sa diffusion lorsque le niveau de carbone était au plus bas, afin de ne pas augmenter l’impact de la marque. Dans ce cas, la campagne ne se contente pas de communiquer, elle incarne un positionnement.
Ces exemples illustrent un point clé : le véritable levier se situe désormais en amont, dans la manière de penser les campagnes dès le départ. Concevoir un dispositif DOOH aujourd’hui, c’est intégrer dès le brief que le message va évoluer, s’adapter, se contextualiser.
C’est aussi sortir d’une logique isolée pour inscrire le DOOH dans des stratégies plus larges. Sa capacité à s’articuler avec le mobile par exemple en fait un point de contact clé dans les parcours. Cette complémentarité se traduit concrètement dans les comportements : 74 % des utilisateurs mobiles passent à l’action après avoir vu une publicité DOOH, dont 38 % en visitant le site de la marque et 30 % en interagissant sur les réseaux sociaux. Il peut également prolonger des contenus issus du social. C’est notamment le cas avec des initiatives comme TikTok Out of Phone, que nous déployons pour étendre la créativité du social dans l’espace public et lui donner une nouvelle portée.
Le futur du DOOH ne se jouera pas sur une nouvelle couche technologique. Il se joue sur la capacité des marques à exploiter ce qu’il est déjà : un média contextuel, vivant, et profondément créatif. Cela suppose aussi un changement en amont : intégrer le DOOH dès la phase de conception, et briefer les créatifs en tenant compte de ses spécificités. Car la créativité ne peut pleinement s’exprimer que si elle est pensée pour le média dès le départ.
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