13 mai 2026

Temps de lecture : 3 min

BUMP T1 2026 : la croissance de la pub digitale (+9%) soutient à nouveau celle du marché publicitaire

Malgré un marché publicitaire sous tension, la dynamique de 2025 se poursuit au premier trimestre 2026, avec une croissance de 3,1% à 4,275 milliards d’euros par rapport au T1 2025. Comme souvent, cette croissance est tirée par le digital. La vidéo pèse 42 % du marché.

Sur le premier trimestre 2026, les recettes publicitaires nettes de l’ensemble des médias atteignent 4,275 milliards d’euros, soit une hausse de 3,1% par rapport au premier trimestre 2025.

C’est la croissance du digital (social, search, display, retail media, affiliation, emailing et comparateurs), en hausse de 9% sur la période à 2,814 milliards d’euros, qui explique le maintien de cette dynamique positive, malgré un contexte économique, politique et international tendu.

À cela s’ajoute le digital des médias historiques (TV, presse, OOH et radio), en hausse de 8,7% à 256 millions d’euros.

La vidéo et l’audio digital sont les canaux les plus dynamiques, avec des croissances respectives de +14,2% à 112 millions d’euros pour la vidéo et de +21,3% à 14 millions d’euros pour l’audio.

De son côté, le DOOH connaît une croissance de 4,4% à 59 millions d’euros. « Tous les segments contribuent positivement, à l’exception de l’outdoor qui montre une baisse marquée à -10,4%. Par rapport au 1er trimestre 2025, le shopping se démarque particulièrement à +14,4%, suivi du transport à +3,2% et du mobilier urbain à +2,4% », indique le communiqué du BUMP.

Enfin, les recettes des digital publishers de la presse augmentent de 2,9% à 71 millions d’euros.

Une diminution du marché des cinq médias historiques de 4,8% par rapport au T1 2025

Les bonnes performances du DOOH et de l’audio digital permettent en partie à l’OOH et à la radio de se distinguer par rapport aux cinq médias historiques, avec des croissances respectives de +1% à 272 millions d’euros et de +3,5% à 133 millions d’euros entre le T1 2025 et le T1 2026.

En effet, les autres médias connaissent une baisse de leurs recettes par rapport au premier trimestre 2025 :

  • Les imprimés sans adresse sont en très léger recul de -1,5% à 84 millions d’euros, alors que, selon le communiqué du BUMP, « la croissance soutenue du prospectus digital à +37,1% impacte positivement le média, tandis que le print continue de régresser à -13,8%. »

  • Le cinéma recule modérément de -2,3% après une année 2025 favorable. Ses recettes s’affichent à 16,6 millions d’euros.

  • La presse dans son ensemble, qui intègre depuis 2025 les digital publishers, poursuit une tendance baissière mais relativement contenue de -5,3 % à 294 millions d’euros.

  • La télévision est fortement impactée par le ralentissement des investissements du marché global, mais aussi par l’effet de base dû à l’évolution de l’offre des chaînes TNT sur ce trimestre. Comme en 2025, le média affiche un recul conséquent de -8,1 % à 722 millions d’euros. Le digital pèse 15% de ces recettes.

  • Enfin, le courrier publicitaire accuse une baisse marquée de -9,1 % à 137 millions d’euros.

De quoi contribuer au recul global du marché des cinq médias historiques, même en y intégrant leurs revenus digitaux : il pèse 1,437 milliard d’euros au premier trimestre 2026, soit une baisse de 4,8 % sur un an.

La vidéo pèse 42% de l’ensemble des investissements

Le marché total de la vidéo, composé de la télévision, du cinéma, du replay IPTV, du DOOH, de la vidéo instream, de YouTube et du social, pèse 1,63 milliard d’euros en net estimé par France Pub, soit 42% du marché global.

La télévision linéaire reste centrale, pesant 57% des investissements vidéo, devant le social (25%), le replay IPTV (7%), l’instream et YouTube (6%), le DOOH (3%) et le cinéma (1%).

Preuve de la place centrale qu’occupe le format vidéo, près d’un annonceur sur deux (48%) a recours à la vidéo sur au moins un levier, soit 22 379 annonceurs sur les 46 633 actifs tous formats.

Des géants comme « Ferrero (93%), Procter & Gamble (91%) ou McDonald’s (84%) consacrent l’essentiel de leurs investissements publicitaires à la vidéo », indique le communiqué du BUMP. Pour ces annonceurs, le linéaire, gage de puissance et de couverture, constitue là encore un socle du mix vidéo, complété par le social.

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