20 mars 2026

Temps de lecture : 2 min

A la rencontre des femmes de l’adtech : Valérie, VP Demand chez Equativ

Chaque mois, The Women In Programmatic Network France part à la rencontre des femmes de la publicité digitale pour découvrir leur métier, leur parcours et leur vision du marché. Pour le premier épisode de cette série, réalisée en partenariat avec Minted, rencontre avec Valérie Behr, VP Demand chez Equativ.

Quelle est ta fonction et en quoi consiste-t-elle ?

Je suis VP Demand chez Equativ. Mon rôle est d’être en charge de la stratégie commerciale, principalement pour répondre aux besoins des annonceurs et des agences. Concrètement, je dois m’assurer que la vision globale commerciale est bien coordonnée et redescendue sur les différents marchés locaux en Europe. Pour y parvenir, je travaille en étroite collaboration avec les Managing Directors, les équipes commerciales et les équipes d’Account Managers.

Peux-tu rappeler ce que fait Equativ ?

À l’origine, c’était un SSP, mais aujourd’hui, avec la verticalisation de l’offre, Equativ se positionne vraiment comme une plateforme média « end-to-end ». Elle intègre notamment l’intelligence artificielle pour répondre de manière complète aux besoins des annonceurs et des agences, tout en soutenant les éditeurs.

Quel a été le plus grand challenge ou événement marquant de ta carrière ?

La majeure partie de ma carrière s’est déroulée en Amérique du Sud, bien que je sois rentrée en France il y a maintenant quatre ans. Je suis arrivée au Brésil sans rien, et j’ai dû construire de A à Z toute la stratégie go-to-market de notre offre hispanique. Il a fallu aller démarcher les agences et les annonceurs sur de nouveaux marchés comme le Mexique et la Colombie. J’ai d’ailleurs habité au Mexique pendant quatre ans avant de retourner au Brésil au moment du Covid, période durant laquelle j’ai donné naissance à ma fille.

Qu’est-ce que cette expérience à l’international t’a apportée face aux défis de ton secteur ?

Cette aventure sud-américaine a été un immense enrichissement culturel. Elle m’a surtout appris le pont culturel consistant à toujours se remettre en question et à comprendre que rien n’est jamais acquis. C’est un apprentissage qui fait d’ailleurs un parallèle très intéressant avec le secteur de l’adtech et de la martech : pour avancer avec notre industrie, il faut accepter que rien n’y est figé.

Justement, comment as-tu vu évoluer l’industrie depuis tes débuts ?

C’est un milieu qui n’arrête pas de changer. Quand j’ai commencé il y a dix ans, c’était les tout débuts du programmatique. Aujourd’hui, les choses ont évolué vers de nouveaux modèles médiatiques et technologiques. Ces changements constants peuvent parfois faire peur, mais il ne faut surtout pas se laisser intimider. Au contraire, il faut essayer de comprendre et chercher plus loin, car c’est précisément ce qui rend ce secteur si enrichissant.

Quel conseil donnerais-tu à quelqu’un qui voudrait se lancer dans l’adtech / martech ?

Le conseil le plus important que je puisse donner, c’est d’être curieux. Avoir cette petite pointe de curiosité permet de toujours aller chercher plus loin. C’est une qualité essentielle qu’il ne faut surtout pas perdre dans un secteur en perpétuelle mutation.

As-tu un message particulier pour les femmes qui hésiteraient à rejoindre le secteur ?

On a souvent l’impression que c’est une industrie sous-représentée par les femmes, mais il ne faut vraiment pas s’arrêter à ces barrières car l’industrie a besoin de vous ! Nous possédons des atouts considérables pour réussir dans ce milieu, comme notre écoute active, notre grande capacité d’adaptation, notre intuition féminine et notre curiosité. Ce sont des qualités fondamentales dont on a énormément besoin et qui sont extrêmement importantes dans notre industrie.

L’interview vidéo :

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