10 mars 2026
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Présent dans 30 pays depuis sa création à Londres il y a 15 ans, le spécialiste de l’achat programmatique MiQ a décidé de s’implanter sur le marché français. Cette arrivée répond à un besoin stratégique de consolidation sur le continent européen: « Il était impératif de s’implanter au cœur du continent pour gagner en envergure. La France, avec la taille de son marché et la présence d’acteurs historiques majeurs, s’est imposée comme une évidence », explique Pierre de Lannoy, Country Manager France de MiQ.
Pour se démarquer, l’entreprise s’appuie sur un modèle de « managed service » totalement transparent et sur sa technologie propriétaire, Sigma. Cet outil agnostique agrège une quantité massive de données (télévision, navigation web, achats en magasin) pour casser les silos et lutter contre la fragmentation des audiences.
Le fonctionnement de Sigma s’articule autour de trois piliers :
Mais au-delà de ce lancement réussi, MiQ accélère ses investissements pour redéfinir les standards de la publicité numérique, avec trois chantiers de développement majeurs en France et à l’international.
Face à des usages en constante évolution, MiQ prévoit de déployer dès le mois de juin de nouvelles capacités d’analyse à grande échelle. L’objectif est d’affiner la compréhension contextuelle et d’intégrer plus profondément l’environnement des plateformes de médias sociaux dans l’outil Sigma.
Le deuxième grand axe d’investissement concerne le marché en pleine explosion de la télévision connectée. MiQ ne cache pas ses ambitions : l’entreprise veut devenir l’acteur possédant la donnée la plus riche et la plus diversifiée sur les usages télévisuels en Europe.
Elle investit massivement dans l’achat de données TV pour identifier précisément les programmes visionnés et les publicités auxquelles les audiences sont exposées. Pour y parvenir, MiQ noue des partenariats avec de grands constructeurs de téléviseurs et des systèmes d’exploitation. Ces intégrations permettent de proposer un ciblage ultra-précis sur la télévision linéaire classique.
C’est sans doute le projet le plus ambitieux de MiQ : adapter l’achat programmatique à l’ère de l’intelligence artificielle. L’entreprise constate que les internautes utilisent de plus en plus les modèles de langage (LLM) en remplacement des moteurs de recherche traditionnels, c’est pourquoi elle veut se positionner en pionnière des nouveaux protocoles d’achat.
MiQ est membre fondateur de l’AdCP (Agentic Advertising Communication Protocol), un protocole agentique qui ambitionne de remplacer l’enchère instantanée par une collaboration conversationnelle entre agents acheteurs et vendeurs. L’entreprise mène des expérimentations sur le sujet.
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« Les usages évoluent rapidement vers l’intelligence artificielle générative. En tant qu’acheteur programmatique ultra-sophistiqué, notre volonté est d’influencer la direction que prend l’industrie. C’est pourquoi nous menons actuellement des pilotes, notamment aux États-Unis, pour tester l’intégration de publicités directement au sein d’outils d’IA », détaille Pierre de Lannoy.
La feuille de route de MiQ ne vise pas à s’opposer frontalement aux géants du web, mais à redonner le contrôle aux marques. « Notre objectif n’est pas d’entrer en guerre contre les Walled Gardens. Nous cherchons simplement à accompagner les annonceurs et leurs agences afin qu’ils puissent déployer des stratégies omnicanales intelligentes et performantes dans ce paysage médiatique complexe », conclut-il.
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