17 février 2026

Temps de lecture : 2 min

Où accepte-t-on le plus les cookies ? Tour du monde des taux de consentement

Le rapport « 2026 State of Data Privacy » de Didomi souligne une maturité croissante de la protection des données, mais des écarts persistants dans les taux de consentement selon les régions et les cadres réglementaires.

Le rapport « 2026 State of Data Privacy » de Didomi met en lumière une année charnière pour la protection de la vie privée. Sept ans après l’entrée en vigueur du RGPD, le marché arrive à maturité, mais présente des dynamiques très contrastées entre l’Europe et l’Amérique du Nord. Tour du monde des taux de consentement.

Europe : stabilité globale mais fractures géographiques

En Europe, les taux de consentement sont restés relativement stables au cours des quatre dernières années. Cependant, l’étude révèle des disparités géographiques notables :

  • Les bons élèves : L’Europe de l’Est et l’Europe du Nord affichent les taux de consentement les plus élevés, atteignant respectivement environ 89 % et 85 %.
  • Le retard de l’Ouest : L’Europe de l’Ouest enregistre les taux les plus bas (environ 75 %), une tendance fortement influencée par des marchés comme la France.

Sur le plan technique, on note que le consentement est plus facilement accordé sur mobile (smartphones et phablettes) que sur les télévisions connectées ou les ordinateurs de bureau.

Amérique du Nord : complexité réglementaire et baisse de l’acceptation

Outre-Atlantique, le paysage est marqué par une fragmentation législative croissante, les États-Unis comptant désormais 20 lois étatiques actives sur la confidentialité.

  • États-Unis : Le taux d’acceptation moyen a légèrement baissé pour atteindre 94,2 %. La Californie se distingue comme une exception notable avec l’un des taux d’acceptation les plus bas (91,3 %) et un taux de refus (opt-out) élevé de 8,7 %, reflétant une sensibilité accrue aux enjeux de confidentialité.
  • Canada : Le Québec fait figure d’exception, comparable à la Californie. En raison de la stricte Loi 25, la province affiche le taux d’acceptation le plus bas du pays (89,9 %) et le taux de refus le plus fort (10,1 %).

Vers un modèle « Opt-in » généralisé ?

L’une des conclusions majeures de l’étude pour l’avenir concerne les États-Unis. Bien que la réglementation ne l’impose pas toujours, la gestion des risques et la pression des litiges poussent progressivement les entreprises américaines vers un régime « d’opt-in » de fait, où le consentement explicite devient la norme.

L’étude prédit un « point de bascule » où plus de 50 % des sites web américains afficheront des messages de consentement demandant un opt-in explicite, même si la loi locale ne l’exige pas. Dans les zones où la pression juridique et la conscience de la vie privée sont les plus fortes, le modèle se rapproche doucement des standards européens.

L’étude est disponible en intégralité ici

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