23 janvier 2026

Temps de lecture : 1 min

Future of Publishers : le point de vue des éditeurs sur les mutations du marché publicitaire

Data, IA, convergence média : les éditeurs sont à la recherche de nouveaux leviers de croissance dans un contexte économique plus que tendu. Retour sur les citations marquantes sur la mutation du marché publicitaire lors de l’évènement Future of Publishers.

François-Xavier Pierrel (TF1) sur les data clean rooms :

« Les data clean rooms sont un soutien technologique au plan média. Elles permettent tout simplement de donner un droit de lecture aux parties prenantes dans un environnement sécurisé.

Pourquoi ne sont-elles pas largement adoptées ? Le problème n’est pas technologique, il concerne la conformité. Trop souvent, les clients n’ont pas récupéré le bon consentement. Et le DPO (Data Protection Officer) arrive en fin de parcours, alors qu’il devrait être intégré dès le début du process. »

Paul Ripart (Prisma Media) sur la monétisation programmatique :

« Le programmatique est rentable sur le volume. Chez Prisma, nous avons environ 2 000 annonceurs par jour. Mais sur la valeur, c’est une autre histoire. Par exemple, le CPM d’un pavé (format publicitaire rectangulaire ndlr) est à 50 centimes en moyenne. Le vrai enjeu du programmatique est d’avoir les bons signaux pour ressortir la valeur des médias. Je suis convaincu que cette valeur va s’accentuer avec les nouveaux protocoles agentiques qui voient le jour ».

Antoine Saglier (366) sur le potentiel des IDs :

« Les IDs ne remplacent pas totalement les cookies tiers mais ce sont des leviers de valeur. Les éditeurs doivent reprendre le contrôle sur leurs inventaires. Pour cela, il faut remplacer l’open par du deal ID, c’est-à-dire sortir de la logique de volume et privilégier des deals privés, plus qualitatifs et plus maîtrisés. »

Aurore Domont (Media Figaro) sur la concurrence de l’IA générative :

« Je ne donne pas cher des marques à l’ère de l’IA générative. Elles ont tout intérêt à s’adosser à des médias crédibles et brand safe. Ce qui fera la valeur d’un média dans 3 ou 5 ans, c’est ce qui a fait notre richesse depuis 200 ans chez Le Figaro. C’est l’humain, ce sont les journalistes qui s’assurent de la véracité de l’information ».

Mathieu Aoued (BRUT) sur les nouveaux formats vidéo :

« L’enjeu pour nous désormais, c’est YouTube. Il est possible d’aller chercher des collaborations commerciales comme le font très bien les créateurs de contenu. Mais nous n’opposons pas le 16/9e au 9/16e, chaque format a sa cible : des vidéos verticales filmées au téléphone pour les réseaux sociaux et des formats horizontaux et plus élaborés pour les formats longs sur YouTube. »

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